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Déjà, en janvier 1838, le classement du journal « Le Producteur », fondé sur les mercuriales des cours des vins, plaçait le cru de « De Gères », ancêtre de Fonbadet, en 47ème position sur 188 crus de Médoc. Ce cru rivalisait alors avec deux 5ème Grands Crus Classés (château Batailley, Grand Puy), distançait nettement trois autres cinquièmes (Croizet-Bage) , et n’était précédé que par le cru bourgeois de Malécot-Weltner dont le vignoble a depuis été incorporé à celui de Château Lynch Bages dans la deuxième moitié du XXe siècle.

Entre autres classements, en 1849, la revue britannique « Prefect Survey » devait accorder au cru de « De Gères à Fonbadet » une place de choix : 17ème sur 51. Dans les sélections de cette revue imprimées par le goût, la préférence allait à Pauillac tandis que Margaux fermait la marche. Par contre, le Classement de 1855 ne fut pas une affaire de goût, mais le résultat de savants calculs, arithmétiques ou politiques.

Toujours est-il que 63 crus seulement se virent distingués par le jury de courtiers assermentés, puis inscrits dans leur première liste. Par la suite, un 64ème cru devait les rejoindre grâce une réclamation émise par la baronne Caroline de Villeneuve-Durfort. Par les vois légales, elle sut prouver à temps que les vins de son Château Cantemerle se vendaient au prix des cinquièmes bien que n’étant pas négociés par la Place de Bordeaux. Dans son sillage, d’autres propriétaires demandèrent une révision officielle du classement impérial.  Cette fois, leurs démarches demeurèrent sans effet. Cependant, le débat reste encore d’actualité malgré la révision partielle de 1973 qui ne toucha que les premiers crus.