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Forgée Georges Mandel (1895-1944), né à Chatou, entre très jeune en politique aux côtés de Georges Clémenceau et devient journaliste avec le nom de sa mère pour pseudonyme. Le nom paternel, Rothschild, à l’évidence, ne correspondait pas à la situation. De ce fait, les antisémites en feront leurs choux gras. Chef de cabinet du « Tigre » durant la Grande Guerre, député du Médoc, de 1919 à 1924 puis de 1928 à 1940, Mandel, malgré sa voix nasillarde, était un grand orateur.
Doté, comme son mentor en politique, d’un sens inné de la répartie et d’un humour cinglant, Mandel avait l’art de se faire des ennemis ainsi que de les mépriser souverainement. Visionnaire par son discours sur le réarmement de la Rhénanie (1934), dans lequel il prédisait que le conflit avec l’Allemagne nazie était inéluctable, précurseur de la télévision quand il fut ministre des postes (1934 1936), ministres des colonies en 1938, Mandel devait terminer sa carrière comme ministre de l’Intérieur dans le cabinet Paul Reynaud de mai 40.

Au lieu de partir en avion vers l’Angleterre, comme le souhaitait  Churchill et le fit De Gaulle, il choisit de s’embarquer depuis le Mole d’Escale du Verdon sur le Massilia à destination de Casablanca. Mal lui en prit d’avoir choisi de continuer la guerre depuis « les Colonies ». Immédiatement fait prisonnier à son arrivée, emprisonné, puis jugé à Riom, en 1942, déporté ensuite à Buchenwald, il était « rendu à la France » le 4 juillet 1944 sur ordre personnel d’Himmler. Extrait d’écrou de la prison de la Santé par la milice de Darnand, le 7 juillet 1944 à 17 heures, deux heures plus tard, il devait être lâchement assassiné dans la forêt de Fontainebleau. Comble de la forfaiture commise par ces miliciens manipulés par le « SD Sipo » (service secret des SS), son exécution sommaire fut maquillée en attentat gaulliste.